Ferrari interdit à ses pilotes de rouler en Lamborghini

Ferrari interdit à ses pilotes de rouler en Lamborghini : l’un d’eux brave la règle

mai 25, 2025

Chez Ferrari, on ne plaisante pas avec l’image. Mais un pilote, fidèle à son tempérament, a décidé de tourner le dos à cette tradition… en roulant dans une Lamborghini.

Une règle tacite, mais respectée

Depuis toujours, Ferrari cultive un culte de la fidélité autour de son emblème, le cheval cabré. Ce n’est pas seulement sur la piste que cette loyauté s’exprime, mais aussi dans la vie privée de ses pilotes. Enzo Ferrari lui-même aurait instauré une règle non écrite : interdiction pour un pilote maison d’acheter une voiture neuve d’une marque concurrente.

Aujourd’hui encore, la consigne est claire. Les pilotes Ferrari sont attendus au tournant — et pas seulement dans les virages : ils se doivent d’être des ambassadeurs de la marque au quotidien. Pas de place pour une McLaren, une Porsche ou une Lamborghini dans le garage personnel.

Gerhard Berger, l’électron libre

Mais dans les années 1980, un homme n’a pas suivi la règle à la lettre. Gerhard Berger, pilote Ferrari de 1987 à 1989, connu pour son franc-parler et sa fougue, a osé faire ce qu’aucun autre n’avait tenté avant lui : acheter une Lamborghini Countach 5000 Quattrovalvole alors qu’il portait encore les couleurs de la Scuderia.

Certes, au moment de signer le bon de commande, Berger avait déjà annoncé son transfert vers McLaren. Mais cela ne l’a pas empêché de s’afficher avec sa supercar de Sant’Agata Bolognese, en toute décontraction… y compris dans les rues de Maranello, fief sacré de Ferrari. Un geste audacieux qui a marqué les esprits.

READ  Attention : ces voitures seront interdites de circulation dans certaines villes dès 2026

Une Countach mythique, vendue à prix d’or

La voiture en question n’était pas anodine. Il s’agissait d’une des dernières versions de la Countach 5000 QV, équipée d’un V12 de 5 litres capable de développer jusqu’à 470 chevaux. C’était une véritable bête de course, dépourvue d’assistance électronique, avec une ergonomie italienne typique – au point qu’il fallait sortir la tête par la portière pour reculer.

Cette Countach est réapparue en février 2025 au salon Rétromobile à Paris, lors d’une vente aux enchères organisée par Artcurial. Estimée entre 360 000 et 420 000 euros, elle a finalement trouvé preneur pour 405 280 euros. Un prix à la hauteur de son pedigree : la facture d’achat au nom de Berger et le carnet d’entretien signé jusqu’en 1990 étaient encore intacts.

Et aujourd’hui ? La tradition se poursuit

Trois décennies plus tard, la règle d’Enzo semble toujours faire loi. Charles Leclerc, par exemple, est systématiquement vu au volant de modèles Ferrari, du Purosangue au SP3 Daytona. Même chose pour Carlos Sainz, qui a récemment pris possession d’une SP3 Daytona, l’un des modèles les plus exclusifs de la marque.

Quant à Lewis Hamilton, fraichement recruté chez Ferrari pour la saison 2025, la question reste entière : quelle Ferrari ajoutera-t-il à sa collection déjà impressionnante ? On murmure qu’il pourrait recevoir une Ferrari SP4, hommage moderne à la légendaire F40.

Ferrari veille toujours à ce que ses pilotes soient des vitrines roulantes de la marque. Mais l’histoire de Gerhard Berger nous rappelle qu’il y a parfois des pilotes plus rebelles que les autres, mus par une passion sincère pour la belle mécanique, au-delà des logos.