Ferrari 296 Speciale

Ferrari 296 Speciale : plus puissante, mais pas encore au niveau de Lamborghini

mai 17, 2025

Avec ses lignes affûtées, sa fiche technique redoutable et son héritage signé Maranello, la Ferrari 296 Speciale a de quoi faire rêver. Mais dans l’arène impitoyable des supercars hybrides, face à une Lamborghini en pleine démonstration de force, la question se pose : est-ce suffisant ?

Plus légère, plus puissante, et taillée pour le circuit

La 296 Speciale s’inscrit dans la grande tradition des modèles extrêmes de Ferrari : après la 458 Speciale ou la 488 Pista, voici une version musclée de la 296 GTB. Le cœur de la bête ? Un V6 biturbo de 3 litres, épaulé par un moteur électrique, qui délivre une puissance cumulée de 880 chevaux. C’est 50 chevaux de plus que la version standard.

Ferrari ne s’est pas contenté d’ajouter de la puissance. L’usage massif de la fibre de carbone a permis d’alléger la berlinette de 60 kg, portant son poids à 1 410 kg. Résultat ? Le 0 à 100 km/h est plié en 2,8 secondes, et le 0 à 200 km/h en seulement 7 secondes.

Pour approcher les sensations d’un modèle GT3, les ingénieurs ont greffé une suspension spécifique, un ABS Evo, abaissé le centre de gravité, et optimisé l’aérodynamique jusqu’à atteindre 435 kg d’appui. Une machine pensée pour coller à la piste.

Une expérience de conduite retravaillée dans les moindres détails

Sous le capot et à l’intérieur, Ferrari a peaufiné chaque détail. Le changement de vitesses est plus vif, la sonorité du V6 retravaillée avec une sortie d’échappement centrale pour plus de caractère, et l’assistance électrique calibrée pour des relances plus nerveuses. Bref, tout est fait pour rapprocher le conducteur de la machine.

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Deux déclinaisons sont proposées :

  • 296 Speciale (coupé) : à partir de 400 000 €.
  • 296 Speciale A (spider) : à partir de 460 000 €, avec un toit escamotable qui se range en 14 secondes.

Sur le circuit de Fiorano, repère maison de la marque, la 296 Speciale établit un chrono de 1 minute 19, soit 2,5 secondes de mieux qu’une 488 Pista.

Une concurrence féroce : Lamborghini en tête, Maserati en embuscade

Mais le duel que tout le monde attend, c’est face à la Lamborghini Temerario. Plus puissante avec 920 chevaux, cette rivale italienne aligne un V8 hybride capable de passer de 0 à 100 km/h en 2,7 secondes. Si la Ferrari garde l’avantage au 0 à 200 km/h grâce à son poids plume, l’écart reste mince, et l’image brute penche légèrement du côté de Sant’Agata.

À surveiller également : la Maserati GT2 Stradale, outsider inattendu. Moins puissante (640 chevaux) mais nettement plus légère (1 365 kg), elle offre une conduite plus brute, sans hybridation. Les puristes apprécieront sans doute cette philosophie plus directe, qui la rend redoutable en sensations.

La Ferrari 296 Speciale est une déclaration d’amour au plaisir de conduite, à la précision mécanique, et à l’art de l’équilibre. Mais dans une époque où la puissance devient un argument marketing, elle semble volontairement s’écarter de la surenchère pour mieux se concentrer sur l’essentiel : l’émotion au volant. Une stratégie qui pourrait bien faire la différence… ou lui coûter la couronne.