À Montpellier, un couple pensait être à l’abri des soucis de stationnement gênant en se garant devant son propre garage. Depuis le début de l’année, ils ont pourtant reçu sept PV de 35 euros chacun. La raison ? Leur voiture est stationnée devant une entrée carrossable — la leur. Une situation qui prêterait à sourire si elle ne tournait pas à l’absurde.
Installés depuis sept ans sur l’avenue de Palavas, où le stationnement est gratuit, ces résidents n’avaient jamais rencontré de problème jusqu’à cette série de verbalisations. Pourtant, rien n’a changé dans leurs habitudes. Ce qui a changé ? L’introduction de la vidéoverbalisation.
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Une logique administrative difficile à comprendre
« On ne gêne personne, c’est notre garage ! », déplore Isabelle, qui n’ose même plus décharger ses courses devant chez elle, de peur de recevoir un nouveau PV. Selon la mairie, tout est pourtant conforme à la loi. L’article R417-10 du Code de la route stipule en effet que le stationnement est interdit devant les entrées carrossables, et ce même si elles appartiennent au propriétaire du véhicule.
Le comble, c’est que la police municipale elle-même a reconnu que cette situation était surprenante. Mais entre la caméra et le PV automatique, il n’y a pas de place pour le bon sens. Résultat : les habitants se sentent traqués, certains parlant même de « harcèlement » de la part d’un « serial verbalisateur ».
Un cas loin d’être isolé
Le couple n’est pas seul à vivre cette situation ubuesque. D’autres riverains du quartier ont eux aussi été verbalisés dans des circonstances similaires. Ce qui soulève une question simple : où peut-on encore se garer sans risquer une amende quand même son propre garage devient une zone interdite ?
Le sentiment d’injustice est d’autant plus fort que les sanctions ne sont pas infligées directement sur place, mais bien à distance, par le biais de la vidéosurveillance. Une méthode impersonnelle, qui ne tient pas compte des spécificités de chaque cas.
Une affaire qui interroge sur le bon sens des règles
Dans ce climat kafkaïen, le couple n’espère plus grand-chose. Ils souhaiteraient seulement pouvoir vivre tranquillement sans craindre, chaque jour, une nouvelle enveloppe dans leur boîte aux lettres. Cette histoire soulève un débat plus large sur l’application mécanique des lois, parfois déconnectées du réel.
Faut-il revoir certains aspects du Code de la route pour y réintroduire une dose de discernement ? Ou, à défaut, mieux former les agents en charge des vérifications pour éviter ces excès de zèle ? Car si la loi est la loi, encore faut-il qu’elle soit appliquée avec un minimum de logique humaine.

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